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Guide Pratique Assurance HabitationCe guide pratique n'est en aucun cas un document juridique. Il se contente de vous simplifier la compréhension du milieu de l'assurance Habitation dans une interprétation générale et simplifiée. Seule la loi et les conditions contractuelles des assureurs font foi. Voir aussi : Assurance scolaire - Assurance Prévoyance, protéger sa famille |
L’assurance habitation n’est pas obligatoire d’un point de vue légal.
Elle l’est de fait dans le cadre d’une copropriété ou d’une location qui exige la plupart du temps ce type de contrat.
La responsabilité civile qui est incluse dans tous les contrats d’assurance habitation n’est pas obligatoire. Elle pourrait être souscrite seule, mais l’offre commerciale reste peu abondante.
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Dans le cadre des contrats d'assurance habitation, cette responsabilité se limite aux actes générés par les personnes du foyer et exclut tous les dommages survenus au travers d’un véhicule terrestre à moteur (voiture, moto, tondeuse à gazon auto-portée) ou d’un risque professionnel.
Il faut également porter attention aux limites et options définies par les assureurs tels que : les piscines, les animaux dangereux, les animaux de selle, etc...
Toutes les personnes et animaux domestiques (sauf les animaux dangereux définis par la loi) logés dans le foyer sont en général couverts par le contrat.
Toutefois, certains contrats limitent encore les garanties aux personnes rattachées fiscalement au foyer.
Cette couverture est demandée lors de la location d’une salle des fêtes. La responsabilité civile " Assistance maternelle " est souvent en option.
Les garanties offertes par les assureurs sont fréquemment plafonnées en montant mais couvrent en général la totalité du risque potentiel réellement constaté.
L’objet principal d’un contrat d’assurance habitation est la réparation ou la reconstruction à neuf de votre bien immobilier en cas de sinistre (incendie, dégât des eaux).
Par reconstruction à neuf, on entend une reconstruction à l’identique du bien sinistré mais avec des matériaux et des techniques modernes.
Le coût de reconstruction d'une maison ancienne serait de 100 000 €.
Cependant, la valeur estimée par l’expert est minorée par une vétusté de 40 %.
Le contrat d’assurance habitation lié à cette maison exprime un plafonnement à 25 % de vétusté.
Dans un premier temps, l’assureur vous fera un chèque immédiat de 60 000 €.
Vous devrez terminer la reconstruction de votre maison dans les 2 ans qui suivent (délai généralement constaté sur le marché).
Au bout de ses 2 années, si la recontruction est achevée, l’assureur vous fera alors un chèque complémentaire limité à 25 % de la valeur à neuf théorique, soit 25 000 €.
Il restera 15 000 € à votre charge.
Certains contrats " complets " prendront en charge la reconstruction intégralement et vous percevrez donc un chèque complémentaire de 40 000 €. Il n’y a alors pas de vétusté décomptée.
Attention ! Si vous mettez plus de 2 ans à reconstruire votre maison, vous ne toucherez pas le chèque complémentaire. Il faut également prêter attention à la raison du sinistre. D'autre part, votre bien doit respecter les normes et règles en vigueur pour que les travaux soient remboursés.
La cheminée est un élément à regarder avec la plus grande attention : il est important de faire la distinction entre une cheminée à foyer ouvert ou fermé ou encore de vérifier qu'elle justifie d'un label professionnel ou non. Les assureurs sont très stricts à ce sujet.
Par contre, s'il est fortement recommandé d'effectuer un ramonage régulier, il n'est pas nécessairement exigé.
Les assureurs font une disctinction sur la qualité de la construction : en pierre ou en bois. En effet, les matériaux de construction ne comportent pas les mêmes risques et il convient de les déclarer. Théoriquement, une maison moderne avec une charpente en bois et un toit en tuiles ou en ardoise (matériaux durs), sera considérée comme si elle était constituée à 100 % en dur ou comme un risque standard.
L’état de catastrophe naturelle (inondation importante, tremblement de terre...) ne relève pas de l’assureur mais d’une décision du préfet. Cela entraine alors une prise en charge par l’État au travers de l’assureur.
Le système de calcul des remboursements et des franchises suit une règle nationale et il n’y a aucune différence d’un assureur à l’autre.
Aucun assureur ne proposera un système complémentaire de remboursement pour ce type de franchise.
La valeur de vos biens mobiliers pris en charge est plafonnée par le montant que vous allez déclarer à la souscription et influe sur le montant de votre cotisation.
Ce montant déclaré doit être calculé sur une valeur intégrant la vétusté et non sur la valeur neuve car, en cas de sinistre, l’expert basera sa valorisation en intégrant cette vétusté.
Dans tous les cas, vous devrez prouver la valeur de vos biens : factures, expertise pour les objets de grande valeur, photo pour les objets anciens etc...
Au-delà de ces conseils, il n’y a pas de règle générale. Chaque assureur peut concevoir un contrat intégrant des franchises, des plafonds, des exclusions, des règles de valorisation etc...
Il convient de bien lire les conditions générales et particulières de votre contrat.
De plus en plus souvent, les petits sinistres ne sont plus évalués par des experts coûteux, mais par une relation de gré à gré avec l’assureur : présentation du devis - acceptation - chèque.
Attention ! le jardin ne fait pas partie des biens assurés dans un contrat standard.
Le constat amiable " dégâts des eaux " a pour but de faciliter et d'accélérer le règlement des indemnités.
Vous devez remplir le constat amiable avec l'occupant des locaux qui a causé le sinistre et conserver chacun un exemplaire que vous remettrez à vos assureurs respectifs. Si le sinistre implique plusieurs appartements, chacun doit remplir un constat avec celui chez qui l'écoulement a pris naissance.
Si le sinistre provient de l'immeuble (infiltration par toiture, débordement ou fissure de la colonne des eaux usées...), vous devez remplir le constat avec le syndic de copropriété, à défaut le propriétaire de l'immeuble ou le gérant.
Nous vous conseillons d'utiliser un stylo à bille et d'appuyer bien fort en écrivant pour que les informations soient bien visibles sur les doubles.
1. Pensez à bien renseigner la date du sinistre en haut à gauche du constat amiable.
2. Déterminez précisément les causes du sinistre avec l'autre occupant impliqué dans le sinistre.
3. Chacune des 2 parties doit remplir respectivement la colonne A et la colonne B pour cocher les réponses correspondant à sa situation.
4. Vous pouvez également donner des précisions supplémentaires dans la zone " OBSERVATIONS " .
5. Les 2 parties doivent dater et signer le constat.
Après séparation des feuillets, chaque occupant doit adresser à son assureur respectif son exemplaire qui servira de déclaration de sinistre.
Ce sont les dégâts causés par une origine électrique (foudre, court-circuit).
Cette couverture n’est pas standard dans tous les contrats.
Un contrat qui ne le spécifie pas, ne couvre pas les dommages électriques. Ce n’est pas une garantie par défaut.
Ensuite, la règle d’indemnisation suit le cadre général.
C’est un objet d’une valeur supérieure au montant défini par les conditions générales de votre contrat d'assurance.
Lors de la déclaration, ils doivent être isolés par un montant ou un pourcentage qui leur est propre, sans toutefois les distinguer nominativement.
Les objets de très grande valeur (tableaux de maitres ou bijoux) doivent faire l’objet d’un contrat d'assurance séparé, avec expertise préalable.
Si vous déclarez 50 % de la valeur réelle, et que vous subissez un sinistre sur 10 % de vos biens, l’assureur ne vous remboursera que 5 % de cette valeur au titre de la sous déclaration initiale.
Cette règle est valable sur tous les registres de votre déclaration.
Les valorisations qui servent de référence sont souvent les mêmes que pour les dégâts. Mais, le calcul des montants remboursés en cas de vol, peut suivre des règles différentes, entrainant en général une minoration. La raison en est le coût important.
L’assureur cherche ainsi un équilibre entre le montant des cotisations et le niveau de remboursement.
Les assureurs prêtent une attention particulière à la sécurité de votre domicile. Pour cela, ils édictent des règles strictes qu’il faut impérativement respecter pour bénéficier de toute prise en charge. Le niveau de protection exigée varie en fonction de la zone d'habitation (grande agglomération ou campagne) et du montant du capital mobilier assuré. Ce niveau exigé est obligatoirement décrit dans les conditions générales du contrat.
Dans tous les cas, c'est à vous d'apporter la preuve de l'effraction.
A l'inverse, un vol par fenêtre ouverte, même si vous êtes à l’intérieur de votre domicile et sans agression, n’est pas considéré comme un vol par effraction.
Attention également aux clauses d'inhabitation pouvant figurer dans les conditions générales de votre contrat d'assurance : au-delà d'un certain nombre de jours d'absence (30, 40, 60...), si les locaux ne sont plus habités par vous-même, par un membre de votre famille, par un employé de maison ou gardien ou par une personne autorisée par vous, la garantie vol n'est plus acquise ou est réduite considérablement.
Chaque compagnie d'assurance peut mettre à votre disposition un certain nombre de services - gratuits ou payants - pouvant s'avérer très utiles. Il est important de vous renseigner à ce sujet.