Dépassements pointés du doigt par les mutuelles
En cette rentrée 2009, le gouvernement confirme que les complémentaires santé ne subiront pas de nouvelle taxation l'an prochain.
Rencontre avec le représentant assurances santé et mutuelle
Suite à une réunion avec à l'Unocam - l'organisme représentatif des mutuelles, complémentaires santé et institutions de prévoyance, la ministre de la Santé a confirmé qu'elles ne seront pas taxées à la hausse en 2010.
" Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2010 ne devrait contenir aucune mesure en ce sens ", d'après le président de l'Unocam. Pour rappel, la taxation des mutuelles et assureurs avait été mise en place début 2009 afin de compenser le déficit généré par les dépenses de santé. Cette taxation a permis de générer 1 milliard d'euros de recettes pour l'assurance maladie cette année.
Cependant, l'Unocam souhaiterait que les mutuelles et autres complémentaires santés ne soient pas les seules à contribuer à l'effort financier dans ce domaine. Le président Jean-Michel Laxalt de l'organisme montre également du doigt les médecins du secteur 2 pratiquant les dépassements d'honoraires à outrance, qu'il juge " abusifs " et " arbitraires ".
" Ils représentent désormais plus de 2 milliards d'euros par an et les mutuelles en remboursent de 30 à 40 % ".
Le secteur optionnel : une solution selon les mutuelles ?
Sur ce sujet, les négociations sur la mise en place d'un secteur optionnel devraient reprendre courant septembre entre les syndicats des médecins, l'assurance maladie, les mutuelles et autres complémentaires santé.
Le secteur optionnel permettrait aux médecins traitants de réaliser des dépassement d'honoraires limités à 50 % du tarif conventionné par la Secu.
Le ticket modérateur pourrait, dans la plupart des cas, être remboursé intégralement par les mutuelles de santé.
" En échange, ces praticiens s'engageraient à réaliser au moins 30 % de leurs actes sans dépassement ".
Pour le moment, le principe ne fait pas l'unanimité. Côté mutuelle et assurance santé, l'Unocam souhaiterait que le gouvernement s'en mêle...