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L’Etat envisagerait de réaliser des économies sur un poste budgétaire qui semblait pourtant à l’abri de toutes considérations financières : celui de la prise en charge des affections de longue durée par la Caisse d’Assurance Maladie.
On estime à 60 000 le nombre de français qui décèdent en France d’un cancer lié au tabac chaque année. Le coût pour la société est quant à lui estimé à 10 milliards d’Euros. Avec de tels chiffres, il parait assez logique que les politiques s’emparent de ce sujet et tentent d’apporter des solutions. La plus classique et qui fait recette est la mise en place de taxes. Ainsi 80% du prix d’un paquet de cigarette revient à l’Etat, cela représente tout de même 11,5 milliards d’entrée dont près de 4 milliards pour la caisse national d’assurance maladie.
Le chiffre est officialisé : le déficit de la Sécu aura presque atteint les 27 milliards d’euros pour l’année 2010, d’après les prévisions annoncées de la Commission des comptes de la Sécurité Sociale.
Peut-être ne l’avez-vous pas remarqué ? Depuis le mois dernier, la vignette orange est réapparue sur vos médicaments. Elle indique un remboursement à 15 % par la Sécu au lieu de 35 %. Le reste est donc soit, à la charge de l’assuré, soit de sa mutuelle s’il en possède une...
Parmi les changements prévus en 2010 dans le monde de l’assurance santé, la hausse du forfait hospitalier de 16 à 18 euros, c’est-à-dire tous les frais relatifs aux dépenses d'hôtellerie à la charge des patients hospitalisés.
Les médecins le demandaient depuis 2007: la consultation va passer à 23 euros contre 22 euros actuellement, soit une hausse de 5%.
La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, etudie le moyen de concilier les lois Européennes autorisant la vente de médicaments sur Internet et les problèmes de santé publiques, le droit de 14 jours de rétractation lors de la vente à distance et le retour des médicaments avec les risques que représentent alors la remise en vente.
Avec la validation officielle par l'autorité de la concurrence de l'existence des réseaux de soins privés, les grands organismes d'assurances et de mutuelles qui gèrent la complémentaire santé sont en train de s'organiser pour les faire monter en puissance.
Les déficits de la Sécu se creusent, le nombre de décisions pour la sauver s'intensifie mais la tendance générale peine à trouver un sens cohérent.
Une étude réalisée par l’USEM (L’Union nationale des sociétés étudiantes mutualistes) et le CSA révèlent une dégradation de la santé des étudiants et qu’en plus, ils sont moins nombreux à avoir souscrit une mutuelle complémentaire.