Les remboursements complémentaires santé : une nécessité en période de crise
En cette période de crise, possédez une mutuelle pour être intégralement remboursé de ses soins de ville ou pour avoir une prise en charge dans le cadre d'une hospitalisation, ne doit pas être un luxe.
C'est l'objectif que s'est fixée l'aide complémentaire santé (ACS) mise en place par le gouvernement : permettre à une plus large population d'acquérir une mutuelle. Notamment, elle s'adresse à ceux dont les revenus sont trop élevés pour prétendre à la CMU mais qui ne dépassent pas de plus de 20 % le plafond de la CMU.
Le montant de l'aide complémentaire varie en fonction de l'âge du potentiel assuré :
- 100 euros par an pour les moins de 25 ans,
- 200 euros pour les 25-50 ans,
- 350 eurospour les 50-59 ans,
- 500 euros pour les plus de 60 ans.
Par ailleurs, une partie de la mutuelle est financée par l'Etat.
Une prise en charge de l'Etat pour souscrire une mutuelle.
En février 2009, 472 000 foyers modestes ont bénéficié de cette aide à l'acquisition d'un contrat santé avec une mutuelle, complémentaire santé ou institution de prévoyance. Ce qui représente 31 % de plus qu'un an auparavant.
" La montée en charge du dispositif continue donc de manière soutenue ", se félicite le Fonds CMU, qui finance cette aide créée en 2005.
Pour arriver à ce succès, il a fallu beaucoup communiquer. En effet, en 2007, seules 65 % des personnes ayant reçu l'attestation de l'aide complémentaire santé, l'avaient utilisée alors qu'aujourd'hui, plus de 80 % ont souscrit un contrat de mutuelle.
Tous les bénéficiaires ne font pas leur demande de contrat d'assurance santé.
Les caisses de retraites et d'allocations familiales ont envoyé des courriers aux ménages qui touchent le minimum vieillesse (376 000 lettres), l'allocation aux adultes handicapés, ou à ceux qui bénéficient d'allocations logement (470 000 courriers).
Cependant, d'après le fonds CMU, encore 2 millions de français auraient le droit de bénéficier d'une mutuelle grâce à cette aide mais n'en font pas la demande.
Il s'agit d'ailleurs des plus pauvres. En effet, les campagnes de communication ne sont pas encore suffisamment claires et adaptées à ce type de population.
(Sources : LesEchos.fr)