Comprendre l'environnement de la mutuelle
Face au constat sur la pratique des honoraires libres que nous avions évoquée en juillet dernier, il paraît opportun de relancer le sujet suite aux événements de ces derniers jours.
Le 9 et le 10 octobre dernier, des négociations devaient reprendre pour aboutir à des mesures favorisant la régulation des tarifs des praticiens de secteur 2 mais également, améliorant la répartition des médecins sur l’hexagone.
Autre sujet sensible : le versement de bonus aux médecins acceptant de limiter leurs prescriptions afin d’obtenir, en compensation, une revalorisation de leur tarif de 1 €, soit 23 € la consultation.
Concernant les dépassements d’honoraires, une issue semble se profiler pour le cas des médecins généralistes : en effet, " les syndicats de médecins ont accepté le principe de la création d'un secteur optionnel, au sein duquel les dépassements seraient autorisés mais limités, par exemple à 50 % de plus que le tarif de la Sécurité Sociale " (source Les Échos).
Cependant, les modalités n’ont pas encore été définies. Une contrepartie consisterait à prendre en charge, pour ces praticiens, la totalité de leurs cotisations sociales.
Le problème n’est pas aussi simple à régler pour les spécialistes qui représentent près de 40 % des dépassements d’honoraires : notamment les chirurgiens, les gynécologues/obstétriciens et les ORL qui nécessitent d’équipements techniques lourds et chers.
Par ailleurs, le gouvernement reconnait que la solution du secteur optionnel restera inefficace pour les médecins du secteur 2 pratiquant des tarifs jusqu’à 5 fois supérieurs à celui de la Sécurité Sociale. Ils y perdraient au change.
Quelle politique adoptée dans ces conditions, si l’objectif est effectivement de réduire les dépassements horaires ? Leur retirer du pouvoir d’achat ne sera jamais accepté par les syndicats. Le président de la République préconise une " forme de régulation adaptée " ?
Mais laquelle pour être concevable par les intéressés ?
Une question toujours en suspens et un vrai cercle vicieux en perspective...
Très peu d’avancée également sur les négociations entre l’ la SECU et les syndicats des médecins, le 10 octobre dernier.
Il apparait clairement que certaines zones géographiques soient dépourvues de médecins : le Centre et l’Ouest de la France sont les régions les plus touchées par ce fléau (Picardie, Champagne, Bourgogne, Normandie et région Centre).
A contrario, les régions Sud, l’Alsace et la Région Parisienne sont surpeuplées de médecins. Les raisons en sont presque évidentes : d’après une étude faite par le CNOM (Conseil national de l’ordre des médecins), 63 % des jeunes médecins redoutent l’isolement et la forte disponibilité requise en conséquence du faible nombre de médecins.
Des solutions à long terme sont envisagées, telle que l’augmentation de postes d’interne ou du numerus clausus dans ces régions, c’est-à-dire le nombre de places ouvertes en deuxième année d’étude de médecine fixé chaque année par le Gouvernement. Mais ces mesures sont insuffisantes et n’incitent toujours pas les jeunes qui bénéficient du principe très ancré de la liberté d’installation des médecins.
D’autres solutions consisteraient à améliorer les moyens techniques mis à la disposition de médecins (par exemple, la région Bourgogne a financé en 2007 l’installation de 2 maisons médicales pluri-professionnelles dans des communes particulièrement déficitaires en termes d’offre de soins).
De ce constat sur les disparités régionales découlent des questions intéressantes, au-delà des raisons de confort :
Pour en revenir à la journée du 10 octobre, les négociations n’ont pas abouties en l’absence de l’Unocam (le représentant des mutuelles,complémentaires santé et instituts de prévoyance) et reportées. La SECU maintient de son côté l’application de " pénalités pour les médecins exerçant dans des zones surdotées, sous forme de baisse de la prise en charge des cotisations sociales ". En bref, une réforme de la santé " très progressive "...
Actualites mutuelles et autres domaines
L’éco prêt : un mot que vous n’êtes pas prêt d’oublier ! Car pour l’année 2009, le gouvernement mise encore et toujours sur la bonne conduite écologique des contribuables pour leur faire bénéficier d’avantages non négligeables... notamment dans le domaine de la défiscalisation.
Lire la suite de l'article : Défiscalisation et éco prêt.
Depuis début octobre 2008, le kit sécurité s’est instauré dans les mœurs ! Plié dans la boite à gants ou accroché au siège passager de l’automobile, à chacun sa méthode : le fameux gilet jaune est bien visible sur nos autoroutes françaises... avec le triangle de pré-signalisation qui va de paire.
Attention si vous n’en possédez toujours pas : vous seriez passibles d’une amende de 135 euros. Face au boom médiatique (notamment la campagne soutenue par Karl Lagerfeld), vous n’avez plus d’excuses...
La dernière nouveauté en termes de législation de la sécurité routière est l’éclairage de jour. Cette idée avait émergé sans succès il y a quelques années mais aujourd’hui, elle tend à s’officialiser : à partir du 7 février 2011, l'Union Européenne imposera à toutes les voitures neuves d'être équipées de l'éclairage de jour, pour améliorer la visibilité des véhicules. Le but sera de réduire de 3 à 5 % le nombre de tués sur les routes d'Europe et de diminuer de 15 % les collisions frontales.
Puis en août 2012, ce sera au tour des camions et des bus de se munir de cet équipement.
A noter que ce nouvel éclairage serait différent "en direction et en intensité", d’après la Fédération Européenne des Motards (FEMA) pour ne pas entraver la visibilité de ces derniers. A contrario, ces feux spéciaux appelés "dédiés", devraient augmenter au maximum de 150 € le prix du véhicule et entraîner une légère hausse de la consommation.
" Pay as your drive " - traduit littéralement par " Payez ce que vous conduisez " - est un concept originaire d’Angleterre qui commence tout doucement à séduire les assureurs français.
Lire la suite de l'article : Pay as you drive
Conseil mutuelle
Le mois d’Octobre est un instant clé dans la vie d’un contrat d’assurance. C’est le moment de vérifier si sa date anniversaire n’est pas fixée au 1er janvier de l’année suivante. Pour votre mutuelle, c’est généralement le cas.
En effet, vous disposez d’un préavis de 2 mois - et donc jusqu’au 31 octobre 2008 - pour réévaluer vos garanties ou changer d’assureur avant la reconduction tacite de votre contrat en cours.
Lire la suite de l'article : Pensez à vérifier l’échéance de votre mutuelle et autres contrats.
Dans le cadre des rencontres de l’Argus de l’Assurance, une conférence sur le domaine de l’E-Assurance aura lieu aux salons Hoche à Paris, le 23 octobre 2008.
À cette occasion, le PDG de Kelassur SA, Thierry Boisbouvier, présentera les avantages du comparateur en ligne Kelassur.com/Devismutuelle.com adressé aux particuliers ainsi que l’un des nouveaux projets en cours et destiné aux professionnels de l’assurance : Kelassur Partenaires.