Assurance maladie: pas de 4ème jour de carence

Carance arret maladie
Avec la création du tout 1er jour de carence pour les salariés de la fonction publique, certains avaient émis l'idée d'un 4ème jour de carence imposé aux salariés du privé. Histoire de ramener le budget à l'équilibre, ils n'hésitaient pas à creuser et entretenir la différence sociale entre les deux catégories de salariés! Heureusement, le gouvernement en a décidé autrement. En trouvant le moyen de faire des économies sur les arrêts de travail des salariés du secteur privé, malgré tout... Point avec le comparateur de mutuelle DevisMutuelle.com

Pour pouvoir faire des économies aussi sur les indemnités versées par l'assurance maladie, aux employés des entreprises privées, l'État a trouvé des solutions: la réduction du montant des indemnités, et mutuellement augmenter le contrôle des fraudes à l'assurance maladie. Ce qui devrait aussi profiter aux mutuelles, et aux assurances prévoyances, qui ne paieront plus pour des fraudeurs non contrôlés.

Ces mesures devraient tout de même permettre une économie d'environ 280 000 euros, ce qu'aurait rapporté la création d'un 4ème jour de carence.

Maintien des 3 jours de carence maladie pour le privé

Au final donc, les salariés du privé conservent une carence de 3 jours (où ils ne perçoivent aucun salaire) en cas d'arrêt de travail pour maladie ou accident de travail, contre 1 seul pour le secteur public, depuis peu.

Un 4ème jour de carence qui aurait coûté cher aux entreprises

Le gouvernement Fillon est revenu sur la création d'un 4ème jour de carence. En effet, certaines entreprises rémunèrent le salaire de leurs employés pour ces 3 jours de carence en cas d'arrêt maladie. Une disposition prévue dans certaines conventions collectives. Elles auraient donc dû financer 4 jours au lieu de 3: une charge supplémentaire difficilement envisageable dans le contexte de crise actuel.

Réduction du montant des indemnités de salaire

Plutôt que d'augmenter le nombre de jours de carence du privé, le plafond d'indemnisation va être abaissé.

Baisse du plafond d'indemnisation

Actuellement, le plafond de rémunération des indemnités journalières est de 2946 euros (soit 2,15 x le Smic). Il devrait être abaissé à 2 500 euros (soit 1,8 x Smic). Autrement dit, en cas d'arrêt maladie, un salarié du privé percevra 40,40 euros maximum, contre 48,43 euros aujourd'hui. Une mesure applicable par décret (donc très rapide). Les petits salaires seront d'office épargnés, alors qu'un 4ème jour de carence aurait pénalisé tous les foyers, sans distinction de revenu.

Le contrôle des fraudes pour sauver l'assurance maladie

Un meilleur contrôle des fraudes à l'arrêt maladie devrait aussi renforcer les économies sur le budget "arrêt de travail" de l'assurance maladie. Bien que les français soient donnés pour être peu fraudeurs (11% sur 1,2 millions d'arrêts maladies sont injustifiés), le peu en question coûte cher malgré tout, et est surtout très injuste. De plus, les fraudeurs devront rembourser les sommes indûment perçues.

Une économie certes, mais bien mince face à l'océan du travail au noir, auquel l'État devrait bien s'attaquer. Car le travail au noir a 2 conséquences mutuelles graves: il coûte en matière de recettes non perçues, mais en plus, il pénalise gravement la performance économique des entreprises qui elles, travaillent dans la légalité!

Gare aux comportements abusifs

Souhaitons que les abus vont d'eux-même cesser, car le couperet pourrait tout de même tomber. Gardons à l'esprit que ce 4ème jour de carence a été évité de justesse. Et que le gouvernement garde la possibilité de créer ce 4ème jour de carence si les comportements abusifs de certains ne changent pas, en sciant ainsi la branche sur laquelle nous sommes tous assis!