Accord sécu/mutuelle sur les génériques

accord pharmacien generique
L'Assurance-maladie et deux syndicats de pharmaciens se sont mis d'accord pour soutenir la vente de médicaments génériques. À la clé, de meilleures primes pour les officines qui respecteront les objectifs de vente de génériques, c'est-à-dire 85% des médicaments substituables.

Pour bénéficier de ces primes, les pharmacies doivent vendre 85% de génériques parmi les médicaments substituables. C'est-à-dire ce dont les brevets ne sont plus protégés, et qui peuvent être copiés.

Vendre plus de génériques

Les ventes de médicaments génériques augmentent d'année en année. Et elles permettent d'effectuer des économies non négligeables à la sécu: en 2012, les génériques représentaient 83,7% des médicaments substituables, soit une économie de 1,5 milliards d'euros. L'objectif d'atteindre 85% est donc largement réalisable, et permettrait une économie supplémentaire de 300 à 400 millions d'euros.

Selon le secrétaire général de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine, Gilles Bonnefond, il s'agit d'un "accord gagnant pour tout le monde, les pharmaciens, les patients, l'assurance-maladie". Les mutuelles y gagnent aussi, en remboursant des sommes moins importantes.

Cependant, un syndicat n'a pas accepté l'accord: il s'agit de la FSPF, le premier syndicat de pharmaciens. Selon eux, la contrepartie financière n'en vaut pas la peine. En 2012, les primes s'élevaient entre 3 000 et 3 500€ par officine, et sont censées doubler en 2013.

Le mot de votre comparateur de mutuelles

Le prochain cheval de bataille des pharmaciens sera la mise en place d'honoraires de compensions. Les pharmaciens souhaitent en effet que leurs revenus ne dépendent plus uniquement de la vente de médicaments. Les honoraires de compensation "compenseraient", comme leur nom l'indique, le temps passé à conseiller, à suivre les patients. In fine, les officines espèrent que 25% de leurs revenus proviendront de ces honoraires.

Prôner les médicaments génériques permet certainement à la sécurité sociale de réaliser de fortes économies, mais encore faut-il s'assurer de leur efficacité. Tous ne se valent pas, il existe différentes familles de génériques. Sachez en tout cas qu'un pharmacien n'a pas à vous imposer de prendre des génériques, quoi qu'il en dise: certaines officines peu honnêtes ne se gênent pas pour le faire croire à leurs patients. La seule différence, c'est qu'en cas de refus du générique, vous ne bénéficierez pas du tiers-payant et devrez avancer le prix de vos médicaments.