Moins d’agressions sur les médecins en 2012

agression medecin
Le Conseil National de l'Ordre des Médecins (CNOM) vient de publier les résultats de l'Observatoire de la sécurité des médecins pour l'année 2012. Si le nombre d'agressions sur les professionnels de santé ont diminué, les médecins généralistes sont les plus touchés: 56% des déclarations d'agressions concernent un généraliste, alors qu'ils ne forment que 46% des acteurs médicaux.

Les patients eux-mêmes sont à l'origine de plus d'une agression sur deux (51%). 17% proviennent de l'entourage du malade, alors que 24% sont perpétrées par des personnes non identifiées.

Le nombre d'agressions en baisse

En 2011, 822 déclarations ont été comptabilisées par le rapport du CNOM. Cette année, elles ne sont "plus que" 798, mais la moyenne de ces 10 dernières années est de 666 par an. Cependant, rien n'assure que toutes les agressions aient été signalées. Sans pour autant jeter l'éponge, les médecins ont l'air de se résigner: 26% des victimes d'agressions physiques n'ont pas porté plainte.

Les causes des agressions

Pourquoi les personnes agressent-elles leur médecin? Une fois sur 4, la colère proviendrait d'une mauvaise prise en charge, presque autant que pour les tentatives de vol (21%). Un refus de prescription (ou d'arrêt de travail) est à l'origine de 17% des agressions, alors que 7% sont dues à un délai d'attente jugé trop long.

Les spécialistes de moins en moins épargnés

Les agressions physiques restent stables (12%), alors que les agressions verbales et menaces sont en baisse (66% contre 70% en 2011).

Auparavant, les médecins spécialistes ne comptaient que pour 35% de ces agressions. Ils forment désormais 44%, les ophtalmologues étant les plus touchés (6%).

Le nord de la France semble plus touché par qu'ailleurs: la Seine-Saint-Denis est le département le plus touché, suivi par le Nord et Paris. Par contre, si l'on rapporte le nombre d'agressions au nombre de médecins, c'est le Vaucluse qui passe en tête avec un "taux de victimisation" de 1,9%, suivi par la Loire (1,5%), le Cher (1,2%) et la Seine-Saint-Denis (1,2%).