Baisse des dépenses de médicaments en 2012

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Inédit en France, les dépenses en matière de médicaments ont baissé en 2012. C'est ce qu'indique la Cnam, la Caisse nationale d'assurance maladie. Si l'économie reste faible (-0,8%), elle marque tout de même une nouvelle tendance, possible grâce à différents facteurs.

En 2012, les dépenses en médicaments se sont établies à 22,7 milliards d'euros. Elles atteignaient 22,8 milliards en 2011. Jusqu'alors, elles avaient plutôt tendance à augmenter entre 4 et 6% par an. Si l'on ne compte pas les médicaments délivrés à l'hôpital, la baisse atteint -1,6%.

Les facteurs de cette réduction des dépenses

Plus de médicaments génériques

La promotion des génériques par l'État a porté ses fruits. Après un premier accord entre les pharmaciens et la sécurité sociale sur les génériques et le tiers-payant, bloquant l'avance des frais de santé aux patients refusant les génériques, un nouvel accord vient d'être signé. Les pharmaciens bénéficieront de primes s'ils atteignent les objectifs de ventes de génériques, soit 85% des ventes de médicaments substituables, c'est-à-dire dont il existe un générique.

En tout, les médicaments génériques auraient permis une économie de 1,5 milliards d'euros.

D'autres raisons à cette baisse

La Cnam parle de baisses tarifaires des médicaments, qui auraient permis d'économiser 831 millions d'euros. La baisse de la consommation de médicaments n'y est pas pour rien non plus, et les déremboursements ont fait leur effet.

L'évolution du coût des maladies

Des maladies qui coûtent moins cher

Certaines maladies sont mois chères à soigner qu'avant. Les économies sur les traitements de la gastro-entérite et de la grippe ont atteint 473 millions d'euros, et celles sur les maladies chroniques comme l'asthme ou le diabète ont épargné 143 millions.

Certaines dépenses en hausse

À contrario, les dépenses dans certaines familles de médicaments augmentent. Cela viendrait des professionnels de santé, qui, à quantité de boîtes égales, prescrivent des médicaments plus chers. De plus, on note le développement de certaines maladies qui nécessitent un traitement lourd et onéreux, comme le VIH, les cancers, les hépatites ou encore la polyarthrite rhumatoïde. À elles seules, ces maladies sont responsables d'une hausse de 421 millions d'euros de dépenses.

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Si on comprend bien la volonté de l'État de promouvoir les médicaments génériques, encore faut-il que les patients soient bien informés. Par exemple, les pharmacies n'ont pas le droit de vous imposer un générique, quoi qu'elles vous disent. Renseignez-vous sur les différentes familles de génériques, pour mieux comprendre leurs différences avec les médicaments originaux. Ces chiffres ne comportent pas les dépenses en automédication, favorisées par les pharmacies en ligne.