L’assurance maladie a économisé en 2011

Le comité de pilotage des dépenses d'assurance maladie se réunit pour faire le point sur le respect du plafond de dépenses, voté par le Parlement pour l'année 2011. A priori, la "maîtrise médicalisée" a fait ses preuves: l'assurance maladie a respecté le seuil imposé. En prime, elle a économisé plus que prévu... Bilan comparé des économies de l'assurance maladie en 2011.

Alors que l'assurance maladie va réclamer les frais avancés à ses assurés, le bilan de la maîtrise des dépenses de santé de l'année 2011 est bon. Des efforts enfin récompensés qui, espérons-le, auront aussi une incidence positive sur le tarif de nos mutuelles: à défaut de baisser, peut-être vont-elles cesser d'augmenter.

612 millions d'euros économisés pour l'assurance maladie

L'État avait définit des objectifs pour atteindre une baisse globale de dépenses de santé de 551 milliards d'euros. Cet objectif est même dépassé, car 612 milliards d'euros d'économies ont été réalisées. Soit un bonus de 61 milliards d'euros. Même si le déficit court toujours, on peut se dire qu'il est possible de le réduire encore.

Plan de réduction des dépenses de santé en 2011

Chaque secteur devait économiser:

  • médicaments: 261 milliards,
  • indemnités journalières et transports: 165 milliards,
  • kinésithérapie: 50 milliards,
  • Affections de Longue Durée (ALD): 40 milliards d'euros.

Crise oblige, tout les secteurs médicaux doivent se serrer la ceinture. Mais à ce jeu, certains sont plus forts que d'autres!

Baisse des dépenses de médicaments

C'est le cas notamment des médicaments, un secteur qui a économisé 333 millions d'euros, soit 77 millions de plus que prévu.
Mention spéciale pour les anti-ulcéreux, anti-cholestérols, et surtout les anti-ostéoporotiques, qui représentent à eux seuls 50 millions d'économies. Leurs remboursements ont baissé de 13,8%.
Mais cette performance n'est pas mutuelle à toutes les catégories de prescriptions.

Antibiotiques: encore trop automatiques

Carton rouge aux antibiotiques. Ce ne sont pas les meilleurs élèves de la maîtrise des dépenses de santé. Le remboursement des antibiotique a pourtant diminué de 1.1%. La campagne "Les antibiotiques, c'est pas automatique!" devra encore être diffusée.

Même guerre pour les antalgiques! Avec les antibiotiques détiennent la 1ère place sur le podium des dépenses de santé. Deux causes:

  • des français particulièrement sujets aux maux d'hiver, et rassurés par la consommation de médicaments,
  • des médecins traitants qui ont du mal à réduire la liste des médicaments prescrits.

Rappelons que seuls les médicaments sur ordonnance sont remboursables par l'assurance maladie et la mutuelle complémentaire santé.

Les transports et les indemnisations journalières

Depuis que le transport (déplacements en ambulance...) est considéré comme un acte médical, afin de responsabiliser les hôpitaux face à un taux de prescription trop élevé, l'assurance-maladie économise.
Allié aux indemnités journalières, elles aussi fortement réduites, 217 millions d'euros ont été économisés par l'assurance maladie, soit 72 millions d'euros de plus que prévu.

Les kinés proches des objectifs

Les kinésithérapeutes ont économisé 47 millions d'euros au lieu des 50 millions demandés: "seulement" 3 millions de moins que l'objectif prévu.

Un secteur décevant, les affections longues durées (ALD)

Prisent en charge à 100%, les affections longues durées n'ont pas réalisé les économies espérées: "seulement" 16 millions alors que 40 millions étaient prévus.

Mais si les ALD se développent autant, et en grande proportion les cancers, peut-être doit-on davantage se préoccuper du respect de l'environnement, et de ce que le secteur agro-alimentaire met dans nos assiettes. Réduire les dépenses liées aux ALD, c'est peut-être (et sans doute), réduire les causes qui les provoquent...

La "maîtrise médicalisée"

Ces économies ne sont pas tombées du ciel. C'est le fruit de ce que l'on appelle la "maîtrise médicalisée".

En effet, de nombreux facteurs sont propices à la croissance des dépenses en santé (progrès médical, vieillissement de la population ou encore élévation du niveau de vie par exemple), et il faut apprendre à maîtriser ses dépenses. L'État met donc en place des politiques visant à la fois à maîtriser l'offre en médicament, mais aussi à réguler la demande de santé tout en encadrant les prix. L'ensemble des secteurs doit être responsabilisé, comme c'est le cas pour les hôpitaux, qui tentent de réduire leurs dépenses.

Voici quelques exemples de mise en application de ces politiques:

Le bâton pour les médecins, mais pas celui d'Hippocrate

Ce n'est pas nouveau, les médecins sont sujets à des contrôles en termes de prescriptions médicales. Un décret du Code de la sécurité sociale institue même des procédures en cas de volume de prescriptions nettement élevé par rapport à la moyenne régionale ou départementale (pour une activité comparable). Dans un tel cas, le médecin pourrait être soumis à une obligation d'accord préalable auprès du service de contrôle médical pour ses prescriptions, ou encore à un objectif de réduction de celles-ci.

Bref la menace du coup de bâton pour ceux qui ont prêté le serment d'Hippocrate, s'ils ne se responsabilisent pas davantage.

Accord tripartite sur les génériques

Il faut rappeler que l'UNCAM (Union nationale des caisses d'assurance maladie), les pharmaciens titulaires ou libéraux, ainsi que les médecins libéraux ont signé un accord pour favoriser la prescription et les conseils autour des médicaments génériques, toujours dans un souci d'économie.

L'avis de DevisMutuelle, comparateur mutuelle santé

DevisMutelle, votre comparateur de mutuelles, se réjouit pour l'assurance maladie, mais pose la question: comment les assurés peuvent eux aussi économiser, tout en préservant la qualité et le niveau d'accès aux soins?

La santé, c'est important! Il faut pouvoir faire face à ces restrictions.
Le meilleur moyen de répondre à ces baisses de remboursements? Faites un comparatif de mutuelles, pour trouver celle qui vous convient au meilleur prix, et qui prendra mieux en charge ce que l'assurance maladie dérembourse!

Sans oublier que votre assureur peut donner des conseils, et vous orienter vers un médecin, un professionnel de santé, un dentiste, ou encore un opticien moins cher, tout aussi professionnel, faisant partie du réseau de la mutuelle.