Financement de l’assurance maladie 2010

Financer l'assurance maladie
Assurance santé: la réforme serait-elle impossible? Avec un déficit prévu à plus de 15 milliards d'euros pour 2010, l'assurance maladie reste au centre des préoccupations gouvernementales. Pourtant, la hausse continue des dépenses de santé se stabilise à un peu plus de 3% par an, s'approchant ainsi des objectifs du parlement. Mais les finances de la France sont exsangues et la croissance économique en berne ne peut pas absorbée cette hausse.

Il n'y a donc que 3 pistes possibles pour résoudre la quadrature du cercle du financement de l'assurance santé:

  • une hausse des cotisations ou des taxes,
  • une baisse des remboursements de santé,
  • un transfert vers les mutuelles santé.

Le transfert vers les mutuelles santé

La hausse des cotisations semble exclue: la France est le pays le plus imposé de la planète et le niveau de prélèvements est en parti responsable de nos faiblesses économiques. Le gouvernement l'a confirmé, il n'y aura pas de hausse de la fiscalité, y compris pour financer les dépenses de l'assurance santé.

La baisse des remboursements, prosaïquement appelée maitrise des dépenses de santé génère de tels conflits politiques et sociaux qu'aucun gouvernement n'osera s'y attaquer de front. Cela restera un vœux pieux et une tendance très long terme. Rien à attendre de ce coté ci.

Reste donc le transfert vers les mutuelles complémentaires. Personne n'ose le dire, mais c'est déjà un fait. L'optique et le dentaire sont devenus des prestations essentiellement remboursées par les mutuelles. Le déremboursement des médicaments partiellement compensé par les complémentaires santé est emblématique de la tendance.
L'objectif non affiché est de conserver dans le domaine du service public l'hospitalisation, les maladies graves et les soins lourds et de transférer aux mutuelles complémentaires les soins de ville.
Les derniers discours des membres du gouvernement sur l'ouverture des débats concernant la réforme de l'assurance santé laissent peu de doute.

Dans ce contexte, la hausse continue des tarifs de mutuelle santé n'est pas prête de s'arrêter.