Nouveau rapport sur le scandale du Médiator

rapport mediator
Nouvelle étude qui vient assurer la dangerosité du Mediator: les 3 experts ordonnés par le juge ont confirmé les précédents rapports sur le nombre de victimes du Mediator.

Pendant des années, le laboratoire Servier a cherché à cacher les propriétés dangereuses de la principale substance active du Mediator, le benfluorex.

Affaire du Mediator: petit rappel

Commercialisé dès 1976, le Mediator est vendu comme complément d'un régime, ainsi qu'aux diabétiques présentant des problèmes de surpoids. Le hic, c'est que le laboratoire Servier, qui propose ce médicament, a toujours caché les propriétés de la norfenfluramine, molécule du benfluorex. Il s'agit en réalité d'un coupe-faim très puissant, proche de la famille des amphétamines. Pour cacher ce composant, le laboratoire a même demandé à l'OMS, en 1973, de renommer le benfluorex afin qu'il ne soit plus considéré comme un dérivé d'amphétamines. Une demande refusée, mais qui n'a pas empêché le laboratoire de cacher la dangerosité et même la présence du produit, pourtant composant principal du Mediator. Après les premiers signalements de maladies en 1998, il a fallu attendre fin 2009 pour que le médicament soit enfin suspendu, et juillet 2010 pour qu'il soit définitivement retiré du marché. Cinq millions de personnes ont été contaminées, pour 145 millions de boîtes vendues.

Rapport d'experts accablant

Le dernier rapport d'experts confirme le précédent. Le Mediator est responsable de milliers de morts: entre 220 et 300 à court terme (2 ans et demi), et entre 1 300 et 1 800 à long terme. On peut aussi lui imputer entre 3 100 et 4 200 hospitalisations pour insuffisances valvaires. Le Mediator est aussi à l'origine d'hypertensions artérielles pulmonaires, pouvant engendrer l'obstruction des artères. Le nombre de personnes touchées n'est lui pas chiffrable.

Le mot du comparateur de mutuelles

Pour Servier, le rapport n'apporte rien, et le laboratoire n'a rien à se reprocher: il aurait tenu le gouvernement informé depuis la mise sur le marché du Mediator, c'était donc à lui de prendre ses responsabilités.