Assurer des dépenses « intelligentes » aux hôpitaux

En réponse à l'augmentation constante des dépenses en termes de santé, l'État tente de trouver des solutions, et de nombreuses politiques entrent dans le cadre de la maîtrise médicalisée de l'évolution des dépenses (et de la qualité des soins, évidemment). En fait, il s'agit simplement de responsabiliser le corps médical et de le réorganiser, notamment au sein des hôpitaux. C'est ce que l'on appelle le plan hôpital. Explications avec DevisMutuelle, votre comparateur de mutuelles.

En 2011, l'assurance maladie a économisé 612 millions d'euros. Une telle économie ne serait pas possible sans la collaboration des services hospitaliers.

Le plan hôpital

Le plan hôpital, annoncé en 2003, ordonné en 2005 et mis en place en 2007, est plus que jamais d'actualité dans cette période de crise économique. Voici les principaux éléments de ce plan-sauvetage:

La tarification à l'activité (T2A)

Jusque là, le mode de financement des hôpitaux reposait sur une logique de moyens : les dépenses étaient réalisées sans se soucier des recettes.

Dorénavant, tous les établissements de santé, qu'ils soient privés ou publiques, doivent appliquer la logique inverse, c'est-à-dire une logique de résultats. Ce ne sont plus les dépenses qui déterminent les recettes, mais les recettes qui sont en amont des dépenses.

Un moyen de limiter les risques de déficit, car c'était un peu comme dépenser son salaire avant de savoir combien on va toucher.

La gouvernance hospitalière

Si on veut s'assurer une bonne gestion des dépenses, il faut repenser l'organisation de l'hôpital, mais aussi responsabiliser le personnel à cette nouvelle politique. Concrètement, cela veut dire:

Des "pôles" pour assurer une meilleure organisation

Avant, les différentes unités médicales étaient regroupées au sein de services. Maintenant, ces services sont eux-mêmes regroupés en pôles. Les ressources sont alors mutualisées et permettent une réduction non négligeable des dépenses.
Pour une meilleure cohésion, ces pôles sont dotés d'un conseil de pôle, lui-même composé d'un responsable, d'un cadre supérieur de santé et d'un assistant de gestion.

Un personnel plus responsable

Qu'il soit soignant ou non-soignant, le personnel tient un rôle majeur dans la politique de réduction des dépenses de santé au sein des hôpitaux. Il faut donc le responsabiliser, en luttant contre des pratiques que l'on peut qualifier non-professionnelles, et menant à des dépenses inutiles.

D'où proviennent ces dépenses inutiles?

À défaut d'établir une liste exhaustive, quasi-impossible, voici les quelques raisons principales:

Manque de questions aux patients

Pour réaliser un véritable diagnostic, au moins 7 questions au minimum doivent être posées pour déterminer le problème avant un quelconque examen.

Examens incomplets

Avant d'envisager des examens nécessitants le recours à du matériel, et donc des frais supplémentaires, les médecins doivent faire un examen "de premier abord" : faire marcher quelqu'un qui se plaint de maux au pied, contrôler les points de douleurs... Parfois, un simple examen peut suffire à établir un diagnostic, et éviter des radios inutiles, qui sont un véritable "trou" dans le budget.

Prescriptions abusives et soins non justifiés

Tout autant d'éléments qui font augmenter la facture, alors qu'ils ne sont pas forcément utiles. La surconsommation médicale est monnaie courante, certainement pour faire plaisir aux patients qui mesurent la qualité de leurs soins au nombre de médicaments avalés...

La conclusion de DevisMutuelle

Le problème des dépenses de nos hôpitaux doit être le souci du corps médical dans sa totalité : une meilleure organisation, un meilleur dialogue sont indispensables.

Mais nous n'avancerons pas si tous les acteurs ne sont pas mobilisés. DevisMutuelle, votre comparateur de mutuelle, invite aussi les patients à se responsabiliser, en évitant, par exemple, d'encombrer les urgences pour un rhume ou un petit bobo qui pourrait se régler chez son médecin ou à la pharmacie...