Santé : projet Bachelot passé au crible

Opération en hopital
C'est un projet santé très vaste. Depuis le 10 février dernier, la loi "Hôpital, patient, territoire, santé" (HPTS), occupe les députés. Pour rappel, sont au cœur de ce vaste projet de loi, des sujets comme l'accès aux soins, les "déserts médicaux", la liberté d'installation des médecins, l'hôpital et la prévention. Un texte ayant pour but d'améliorer le système de santé français avec en prime, un déficit de la Sécurité Sociale qui s'accroit et le vieillissement de la population.

Accès aux soins : lutte contre les inégalités

Tout d'abord, le projet a pour objectif de lutter contre l'inégalité des patients en matière d'accès aux soins, notamment liée à "l'inégale répartition des professionnels de santé sur le territoire". En effet, ce que l'on appelle " les déserts médicaux ", notamment certaines zones rurales, constituent un réel problème pour leur population à l'écart et souvent plus âgée. Et le principe de la liberté d'installation des professionnels libéraux ne va pas faciliter la tâche.

Des propositions sont déjà lancées en commission : par exemple créer des bourses d'environ 1 200 euros par mois pour les étudiants qui s'engageraient à exercer dans ces zones où manquent des médecins. Des mesures plus agressives sont également abordées mais la liberté d'installation est systématiquement remise sur le tapis.

Pour remédier aux inégalités de traitement, des sanctions sont envisagées à l'encontre des médecins et dentistes qui refuseraient des patients titulaires de la Couverture médicale universelle (CMU).

Pour aller plus loin, les assurés resteront toujours inégaux face au remboursement de santé : posséder une mutuelle ou non permet un remboursement plus ou moins intéressant.

Les agences régionales de santé

La grande nouveauté annoncée est la mise en place d'Agences régionales de santé.

Objectif ? Pour mieux coordonner les politiques de santé aux besoins de chaque territoire, les ARS comme on les nomme, seraient destinées à coordonner les hôpitaux, la médecine de ville (généralistes comme spécialistes) et le secteur médico-social (maisons de retraite, CAT...). Mais quelles seront ces limites d'intervention ? Et qui occupera les postes au sein de ces agences ?

Encore trop évasif pour les uns, pragmatique pour les autres, cette loi est pour le moment fortement perçue comme un moyen de privatiser les établissements publics...