Des médicaments en supermarché?

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Les supermarchés Leclerc souhaitent vendre des médicaments non remboursés. Ouvrir ce marché à la concurrence permettrait selon son PDG d'en proposer 25 à 30% moins cher qu'en pharmacie.

L'encadrement de la vente de médicaments en ligne, autorisant les pharmacies en ligne, a donné des idées à E. Leclerc. Le géant des hypermarchés veut ouvrir le marché des médicaments non remboursés à la concurrence.

Leclerc veut vendre des médicaments

La vente de médicaments en dehors des officines est interdite par le Code de la santé (article L. 4223-1). Récemment, le gouvernement a autorisé la vente en ligne de médicaments, ouvrant un peu plus le marché des médicaments non remboursés à la concurrence. Les hypermarchés Leclerc veulent aller plus loin, en proposant eux aussi des médicaments non remboursés.

Ils espèrent profiter de la présence de pharmaciens dans leurs rayons, et ainsi proposer des médicaments entre 25 et 30% moins cher qu'en pharmacie. En effet, la vente de produits de parapharmacie leur impose déjà la présence d'un pharmacien diplômé.

Fin du monopole des pharmacies?

Selon l'UCF Que Choisir, le prix d'un médicament non remboursé, librement fixé par l'officine, peut varier du simple au triple selon les pharmacies. Ouvrir la vente aux supermarchés obligerait les pharmacies à baisser leurs marges, et améliorerait ainsi le budget santé des français. Les OTC (les médicaments non remboursés) représentent un tiers de ce budget, soit 2,1 milliards d'euros.

L'association de consommateurs estime que les dépenses d'automédication pourraient baisser de 16% avec une telle mesure.

Attention à la banalisation du médicament

Les pharmaciens, fortement opposés à la libéralisation du marché des médicaments sans ordonnance, s'inquiètent de la possible banalisation du médicament. Selon eux, il doit répondre à un besoin, alors que les supermarchés recherchent la vente de masse.

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Les centres Leclerc disposent de 180 parapharmacies, et de 210 pharmaciens diplômés. Le PDG compte sur le poids de son réseau pour négocier les prix auprès des laboratoires, et ainsi améliorer notre pouvoir d'achat. De quoi compenser la valse des déremboursements du moment.

Il y a fort à penser que cette ouverture du marché soit autorisée, la vente en supermarché par un pharmacien assurant un meilleur conseil que lors d'une vente en ligne. Affaire à suivre!