Mutualité de tarifs: réforme santé à prévoir

Santé: chantier présidentielle 2012
Laurence Parisot, présidente du MEDEF, suggère des pistes aux candidats à la prochaine présidence 2012, pour guérir notre Assurance Maladie: "le" chantier du prochain mandat 2012. L'ex PDG de l'institut de sondages IFOP avance que des économies pourraient être faites, sans réduire le niveau des remboursements. Avec une solution simple: mettre en place des tarifs mutuels à tous les établissements de santé, public ou privé. Et le mauvais élève n'est pas celui qu'on pourrait croire...

Selon Mme Pariso, les tarifs du secteur santé public seraient plus élevés que ceux du secteur privé: hôpitaux, actes ou soins coûteraient donc plus chers à l'Assurance Maladie.
Selon elle, la convergence de tarifs serait un moyen de réduire la dette en santé, sans réduire la protection sociale en assurance maladie. Avec une incidence directe sur le tarif des mutuelles, qui compensent de plus en plus ce que l'Assurance Maladie ne rembourse pas.

Même si cet argument reste à démontrer, il reste incontestable qu'un meilleur contrôle des tarifs appliqués dans le secteur de la santé, qu'il s'agisse du public ou du privé, est une clé possible pour redresser notre système d'Assurance Maladie. De nombreux facteurs concourent au déficit et à une santé toujours plus inaccessible:

  • dépassements en tout genre (honoraires, hospitalisation, actes etc.) ,
  • prix des médicaments (il n'est pas rare de trouver un médicament à plus de 100 €, pour 30 jours, voire même 15 jours),
  • dépenses abusives dans le transport de malades par taxi ou ambulance,
  • escroqueries et fraude à l'assurance maladie,
  • tarifs des examens, comme un simple bilan sanguin, ou encore examens de radio, soins dentaires, lunettes de vue etc....

La France est reconnue être l'un des pays européens où les soins, les actes et les médicaments sont vendus le plus cher.

Peut-être que contenir les prix permettra au futur président de résoudre certains déficits, et certains problèmes de notre modèle de protection sociale? On peut même imaginer qu'elle ne se limite pas à contenir les prix pratiqués en santé, mais aussi qu'un tel projet s'attache à fixer les tarifs du carburant à la pompe, du logement, ou encore les prix liés aux dépenses de première nécessité (énergie, eau, nourriture de base)...
Espérons que les candidats proposerons des idées sur ce thème de campagne, dans les prochains jours.